Le syndicat CGT des postiers et services postaux de Paris

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Assemblée Générale du 24 avril : plus d’une centaine de postières et de postiers présents à l’appel de la CGT !

Publié le 26 avril 2013   dans   Actualités  

Mercredi 24 avril, plus d’une centaine de postiers, venus de tous les services postaux parisiens (facteurs, centres de tri, PIC, PPDC, guichetiers, banque postale, colis) se sont réunis à la Bourse du Travail. Pendant plus de 2 heures, ils ont débattu de la situation à la Poste et des perspectives de changements. Ensemble ils ont décidé d’appeler les collègues à passer à l’action dans les semaines à venir. Car partout on fait le même constat : suppressions de poste, non-remplacement, dégradation de la qualité de service, remise en cause des règles RH, concentration et fusion de service, vente du patrimoine et spéculation immobilière, réorganisations à la chaîne, dégradation des conditions de travail et parfois véritable mal-être à la Poste. Nous avons toutes et tous été particulièrement scandalisés par l’appréciation portée par Bailly considérant les postiers comme : des « gens un peu inadaptés » et qui « n’ont plus leur place dans les entreprises même si, à La Poste, ils restent boucler leur carrière, et font des déprimes à répétition ».
Quel mépris pour ceux qui sont en souffrance professionnelle et qui s’efforcent chaque jour de remplir leur mission de service public avec des moyens de plus en plus dérisoires.

Il y a absolue nécessité de combattre ce discours qui vise à culpabiliser ceux qui produisent la richesse alors même que les politiques de rigueur et d’austérité ont partout démontré leur inefficacité et leurs résultats désastreux pour les peuples et les travailleurs. Au-delà de cette politique, ce qu’il faut dénoncer, c’est le racket qu’organise le capital sur ceux qui travaillent. Et cela se traduit par des chiffres on ne peut plus concrets. Ainsi, 500 familles se partagent 271 milliards d’euros en France, soit le PIB de la France. Plus de 600 milliards dorment tranquillement dans les paradis fiscaux. Et alors même que l’ex ministre du budget Cahuzac fraude et planque son argent en Suisse, on demande aux plus modestes de faire toujours plus de sacrifices. A la Poste, c’est pareil, il faut supprimer toujours plus d’emplois et dégrader les conditions de travail de ceux qui restent pour toujours mieux servir ceux qui ne produisent rien, les actionnaires.

Dans le même temps, les postiers n’ont plus le sentiment d’avoir les moyens d’assurer un service public de qualité et le malaise social s’est étendu sur l’ensemble du groupe. A Paris, la population a augmenté de plus de 120 000 habitants ces dernières années. Il y a donc urgence à mettre les moyens nécessaires en terme d’emplois pour servir au mieux tous les usagers du service public postal. Il faut maintenant que des mesures concrètes soient mises en œuvre, pour mettre un terme à ces restructurations incessantes où le facteur financier prime sur le rapport humain. Actionnaire de La Poste, l’État ne peut se dédouaner de la responsabilité qui lui incombe.
Nous vivons une nouvelle phase exacerbée de la crise du système capitaliste" et la Poste et les postiers n’y échappent pas ». La multiplication des suppressions d’emplois, des fermetures de sites (...), la remise en cause des droits sociaux par le vote des députés socialistes de l’ANI, véritable coup de poignard dans le dos des salariés, suscitent une colère légitime, couplée à un sentiment d’abandon, de trahison, mais plus inquiétant un sentiment de fatalité, de désespérance. Nous le savons, c’est un terreau de prédilection pour le racisme, l’homophobie et la xénophobie".
Il y a urgence à continuer de se mobiliser contre les restructurations à la Poste mais aussi contre l’ANI qui nous l’avons écrit à plusieurs reprises aura des conséquences pour tous les postiers (mobilité, retour du CDII, remise en cause du droit à informer, baisse des salaires et modulation du temps de travail, remise en cause du rôle des CHSCT) !
Depuis des années, le Medef veut faire croire que « les licenciements d’aujourd’hui font les emplois de demain », qu’il faut flexibiliser le travail pour que « les employeurs n’aient pas peur d’embaucher ». Mais chaque jour, c’est 1 000 salariés de plus qui se retrouvent au chômage. Les plans de départs « volontaires » et le nombre de ruptures conventionnelles explosent. Dans les grands groupes, les licenciements boursiers jettent à la rue des milliers de salariés, directs et sous-traitants et continuent de ravager des pans entiers de notre économie. Cet accord va encore aggraver la précarité et fragiliser les salariés.
Ailleurs, c’est bien sûr Florange dont les Hauts Fourneaux vont s’éteindre aujourd’hui après la capitulation de Ayrault face au grand capital et à Mittal et c’est évidemment PSA Aulnay pour lequel ce gouvernement a fustigé dernièrement nos camarades de la CGT qui luttent admirablement depuis 15 semaines pour leurs emplois, leurs vies, leurs familles et la sauvegarde de l’outil industriel. Ce matin encore avait lieu un rassemblement à l’initiative de la CGT avenue de la Grande Armée pour fustiger les décisions prises lors d’une assemblée d’actionnaires. Malheureusement, cette liste de plans sociaux n’est pas exhaustive. Et dans les semaines à venir, le gouvernement Ayrault compte bien s’attaquer à la Protection Sociale et aux retraites.

Dans cette période, notre responsabilité est immense. La CGT est attendue dans sa capacité à réveiller l’espoir, à fédérer, à rassembler, à unir et à agir pour être plus forts. C’était le sens de cette Assemblée Générale organisée par notre syndicat qui appelle d’ores et déjà tous les postiers parisiens à se rassembler et à manifester dans les semaines à venir pour :

- L’arrêt de toutes les suppressions d’emplois et
le comblement immédiat de tous les départs.

- L’arrêt de toutes les restructurations et
réorganisations.

- L’arrêt de toutes les opérations immobilières.

- L’arrêt de toutes les fusions et re groupement
de services.

- L’arrêt de la sécabilité sous toutes ses formes.

- Des augmentations générales significatives de
salaires et une prime immédiate de 400 euros.

- L’attribution d’un 13ème mois pour tous.

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