Le syndicat CGT des postiers et services postaux de Paris

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27 mai 1943-27 mai 2013 : 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance

Publié le 22 mai 2013   dans   Actualités  

Le 17 avril 1943, étaient signés les accords du Perreux, du nom de la ville de la banlieue parisienne où, en pleine clandestinité, se retrouvaient quatre syndicalistes pour réunifier la CGT («  réformistes  ») et la CGTU («  révolutionnaires  »). C’était en fait le premier acte de l’unification de la Résistance qui, le mois suivant, le 27 mai 1943, réunissait son Conseil national sous la présidence de Jean Moulin. L’année suivante, le 15 mars 1944, était adopté le fameux programme du CNR, mis en œuvre à la Libération, et qui fait l’objet, encore aujourd’hui, d’une bataille frontale avec le patronat. Ainsi, Denis Kessler (ancien numéro 2 du Medef) déclarait en 2007 :" La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !" Visionnaire en 1943, le programme du CNR est aujourd’hui d’une grande actualité et d’une grande pertinence face au coup de force permanent de la finance et des féodalités économiques que sont les grandes multinationales. Jugez-en plutôt par vous-même.

a) sur le plan économique :

• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

• une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

• l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

• le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

• le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) sur le plan social :

• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

• la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

• un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique des prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;

• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

• Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations étrangères.

• La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance, mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

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